Lorsque l’on parle d’architecture, on pense aux matériaux, aux formes, aux couleurs, aux plans, au foyer, ou encore à la grandeur, … L’architecture est partout. Qu’on la conceptualise ou pas, tout un chacun y est confronté, parce qu’elle fait partie des ressources vitales de nos sociétés modernes via « le logement ». Souvent, on oublie qu’elle est en fait, le premier des arts. Mais, contrairement à la peinture ou à l’architecture, elle n’est que trop peu considérée en tant que telle. Par ailleurs, il est intéressant de remarquer que le « premier » des arts et également le plus pérenne. Celui destiné à traverser les civilisations, et l’espace-temps. C’est la considération spatio-temporelle qui fait de l’architecture un art à part. Mais alors, si l’on se place du point de vue de Bruno Zevi, qui esquisse l’architecture comme un coffre. Aussi beau soit-il, l’important est ce qu’il renferme. Or, on la considère trop peu. Le caractère d’inclusion de l’architecture fait qu’elle est proche de l’homme et en ce sens l’architecture entraîne une multitude de questions.
La Culture
Difficulté de définir « la culture ». On peut en l’occurrence, en ôter la définition anthropologique, et on s’approcherait davantage de la « nourriture de l’âme ».
C’est peut-être pour cette raison que l’architecture joue un tel rôle dans les « théâtres » de la culture actuelle, ces lieux ou se diffuse, se crée ou s’émancipe cette nourriture spirituelle. D’ailleurs, Le Corbusier disait de l’architecture qu’elle « est une tournure d’esprit ». Lorsque l’on rapproche ces deux concepts et que l’on y regarde attentivement, on distingue lentement mais sûrement, les contours d’une évidence… Leur intrication est grande car il en résulte une émulation intellectuelle importante. L’architecture des établissements culturels est un sujet d’étude intéressant dans la mesure où elle est vouée à recevoir des publics, mais aussi à être un cadre d’émulation artistique.